La culture financière : un besoin qui concerne les français… et les françaises !

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En ce mois de mars mettant en lumière la situation des femmes et les droits qui lui sont (ou ne lui sont pas) accordés, le sujet de l’épargne a toute sa place. Cette période de l’année permet de faire un état des lieux et de se questionner sur l’indépendance financière des femmes, et c’est ce que nous allons aborder dans cet article !

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Chaque année, la « Journée internationale des droits des femmes » (le 8 mars) met en lumière les progrès réalisés et restant à faire en faveur de l’égalité femmes-hommes. Ce moment annuel permet, notamment, de faire le point sur les inégalités salariales. Mais la question de l’épargne, de l’investissement, du patrimoine est relativement peu abordée. Or les femmes voient leurs différences de ressources se creuser à certaines étapes de la vie, voulues ou subies (départ à la retraite, séparation…)

Face à ce constat, une partie de la solution passe par la question de la culture financière. Un sujet qu’ATLAND Voisin a exploré. Si le sujet vous intéresse, et que vous pensez qu’il pourrait intéresser votre épouse, sœur, fille, ou amie, n’hésitez pas à le partager. Une épargnante informée en vaut deux.

Les femmes et l’investissement

L’investissement est un sujet où hommes et femmes se rejoignent sur un point au moins : une certaine frilosité dès lors qu’il s’agit de placer son épargne en dehors des produits garantis ou en immobilier locatif. S’il est tout à fait légitime d’exprimer une préférence pour la sécurité (après tout, une préférence ne se discute pas), il est également intéressant de souligner le corolaire de ce choix : une moindre espérance de gains. D’autant plus qu’en matière de placements à long terme, il peut s’avérer judicieux d’assumer une dose de risque pour viser une rentabilité supérieure. Ce constat général gagne en acuité pour les femmes. Car avec un écart salarial moyen de 22% en 2019 (Insee), les femmes n’accèdent pas au marché de l’épargne avec les mêmes atouts que les hommes. Heureusement, les mentalités évoluent et des initiatives s’organisent pour les aider à se lancer !

Face au poids de l’histoire, les consciences s’élèvent

1965. C’est l’année où les Françaises ont disposé du droit de travailler et d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari. Une liberté tardive – renforcée par la subsistance d’une culture biaisée – qui malheureusement pèse encore sur leurs comportements. Selon une étude d’octobre 2021 réalisée par OpinionWay pour ATLAND Voisin et Fundimmo, 35% des Françaises laissent encore à leur conjoint le soin de gérer l’intégralité de leurs placements (contre 20% des hommes).

« Le poids de l’histoire reste fortement ancré. Certains biais persistent et pèsent sur l’autonomie financière des femmes. Entre les femmes qui disposent de revenus importants et celles qui ne peuvent pas du tout épargner, il existe une majorité de femmes qui n’investissent pas en raison d’un manque de culture financière. Pourtant, l’épargne moyenne mensuelle des Français – 276 euros par mois – permet déjà de réaliser des investissements intéressants » selon Deborah Labre, Directrice du développement de Fundimmo

Une culture financière en construction et un potentiel immense

L’information financière est un levier clé pour renforcer la capacité d’action des épargnantes. Toujours selon l’étude d’Opinionway, moins de 2 Françaises sur 10 se disent à l’aise avec les sujets liés à l’épargne. 76% des épargnantes gagnant en moyenne 2500€ net par mois (CSP+), qui y sont logiquement plus sensibles, jugent pourtant ne pas avoir les ressources suffisantes pour se tourner vers une autre épargne que le Livret A (contre 36% des hommes). 

« Famille, amis, banquiers, professionnels de l’investissement, presse spécialisée, autorités financières, sites d’information sérieux… les femmes assument de plus en plus d’en parler, de croiser les informations… Se forger une culture financière est de loin le meilleur moyen de préparer leur avenir financier ! » souligne Deborah Labre, directrice du développement de Fundimmo

WEInvest, rendre la finance favorable aux femmes

Parmi les initiatives qui visent à rapprocher les femmes de l’investissement, nous avons été sensibles – chez ATLAND Voisin – à la démarche de WEInvest. Cette plateforme porte le concept de notation « ESG+F ». Soit le premier indicateur qui évalue les acteurs financiers selon les enjeux des investisseuses. Objectif : amener les établissements à répondre aux attentes des femmes en matière de finance individuelle.

« Selon nous, la Gender Parity in Investment sera la cinquième révolution féministe. Elle a d’ailleurs déjà commencé. Sur WE Invest, les investisseuses peuvent noter directement leurs intermédiaires financiers. Nous souhaitons ainsi combler l’écart entre les sommes investies par les hommes et par les femmes et libérer le potentiel économique des femmes. C’est une démarche bénéfique pour l’ensemble de l’économie ! » selon Paloma Castro, co-Fondatrice de WEInvest France

(Nous précisons que nous n’avons noué aucun partenariat financier avec WE Invest)

Être associée de SCPI chez ATLAND Voisin

Les SCPI sont souvent présentées comme un placement de « bon père de famille ». Cette expression illustre assez bien la répartition classique des rôles quand il s’agit de gérer les finances d’un ménage. Il nous a donc semblé intéressant de regarder la répartition homme-femme de nos clients.

ATLAND Voisin compte plus de 37 000 associés de SCPI, dont environ 24 000 ont investi à titre individuel (les 13 000 autres ont investi en couple, ou via une personne morale). Parmi eux, les femmes représentent près de la moitié de nos associés, ce qui est une bonne nouvelle. Mais si on regarde d’un peu plus près, on remarque que les hommes ont tendance à investir plus tôt que les femmes : chez nos clients entre 25 et 40 ans, 63% sont des hommes contre 37% de femmes. Les femmes deviennent majoritaires à partir de 60 ans, soit l’âge de départ à la retraite (à partir de cet âge, elles représentent 60% des clients, contre 40% pour les hommes). En investissant tardivement, les femmes se privent d’une partie des effets bénéfiques de l’épargne à long terme.

Dans la mesure où l’anticipation est un facteur clé pour préparer sa retraite dans les meilleures conditions, on peut conclure que les efforts pour rapprocher les femmes (jeunes) des sujets d’investissement contribueraient favorablement à cet enjeu. Espérons que cette première lettre sur le sujet joue un rôle, à son niveau !