Pour ce deuxième numéro de l’année de notre newsletter Le Déclic nous poursuivrons notre analyse d’un phénomène important : l’émergence de l’intelligence artificielle (IA) dans les comportements d’information et de décision des épargnants, à travers la lecture du Baromètre de l’épargne et de l’investissement 2025 de l’AMF. Quels usages concrets se dessinent aujourd’hui et comment l’IA s’intègre progressivement dans le parcours d’investissement des épargnants ? Éléments de réponse à travers les principaux enseignements du Baromètre 2025.
Soulignons tout d’abord que l’étude l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), parue en décembre 2025, conforte les enseignements de notre étude ATLAND Voisin avec OpinionWay : l’usage de l’IA est déjà bien installé, mais très différencié selon les âges. (Retrouvez notre analyse dans l’article IA et gestion de patrimoine : usage, confiance et nouveaux équilibres !)
Rappelons ensuite la conclusion que nous en avons tirée : « Entre montée en puissance de la technologie et des usages, différences générationnelles et confiance encore à construire, l’étude brosse le portrait d’une adoption rapide par les Français, en particulier les plus jeunes. Disponible 24 h / 24, l’IA bénéficie d’un réel engouement pondéré par des réserves sur sa fiabilité. In fine, la relation avec un professionnel demeure (et même pour les plus adeptes) le facteur décisif au moment de choisir un placement financier. »
Avec la perspective suivante « Un nouveau schéma semble émerger : démarrer son projet, s’informer via l’IA, décider avec un professionnel ».
C’est cette perspective que l’étude de l’AMF va nous permettre de regarder de plus près. Notre objectif étant de contribuer à la réflexion sur la juste place de l’IA dans le parcours d’investissement, pour le bénéfice des épargnants.
Les outils d’Intelligence Artificielle ne constituent pas un service de conseil en investissement et ne se substituent pas à l’accompagnement d’un professionnel agréé.
IA et investissement : un usage déjà bien installé chez les épargnants français
- 11%* des français déclarent déjà utiliser des outils d’IA pour s’informer avant un investissement, dépassant l’usage des réseaux sociaux ou des influenceurs comme source d’information.
- L’IA est majoritairement utilisée pour mieux comprendre un produit ou accélérer la recherche d’informations avant un choix d’investissement.
- Parmi les Français qui détiennent des produits d’épargne ou de placement, ils sont déjà 33% à utiliser l’IA pour modifier ou orienter leur choix de placement.
*source : Baromètre de l’épargne et de l’investissement 2025 de l’AMF

IA et investissement : des pratiques qui varient selon l’âge
L’écart d’usage de l’IA est significatif selon les classes d’âge :
- Chez les moins de 35 ans, 19 % déclarent utiliser l’IA comme source d’information pour leurs décisions de placement
- Chez les plus de 65 ans, cette proportion chute à 2%

Usage de l’IA pour investir : des écarts selon le niveau de patrimoine financier
Le Baromètre met également en lumière une relation entre le niveau de patrimoine financier et l’usage des outils numériques : Les personnes disposant d’un patrimoine financier élevé plus enclines à utiliser l’intelligence artificielle.
En effet, le taux d’utilisation passe de 6% pour les Français ayant un patrimoine inférieur à 10 000 €. Mais il se situe entre 13% et 20% pour les autres tranches de population, et culmine même à 33% pour les Français ayant plus de 500 000 € (1% de la population).
Cet écart tend selon nous à conforter la perspective que nous dessinions le mois dernier : l’IA va rentrer dans le parcours d’investissement, en venant en complément du recours à un conseiller.
Que ça soit pour accompagner des utilisateurs néophytes ou experts.

IA et conseiller financier : quelle place dans un parcours d’investissement ?
L’IA ne remplace pas le conseil professionnel. Le Baromètre montre que, malgré la montée de l’autonomie (44 % des Français gèrent seuls leurs placements en 2025 contre 34 % en 2022), les conseillers financiers restent la source la plus fréquemment consultée. L’IA apparaît donc plutôt comme un complément :
- pour filtrer et structurer l’information rapidement,
- pour comparer des scénarios ou des produits,
- pour questionner ses propres hypothèses.

Elle peut aider à comprendre la volatilité, les coûts, ou la structure d’un placement avant une prise de décision — à condition d’être utilisée avec discernement.
Avertissements : l’investissement en parts de SCPI comporte des risques, dont un risque de perte en capital et de liquidité, le capital investi n’étant pas garanti. Les performances passées ne sauraient préjuger des performances futures. La distribution des revenus n’est pas garantie et peut varier à la hausse ou à la baisse. La SCPI ne garantit pas la revente des parts.
Communication publicitaire. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement financier. Les outils d’Intelligence Artificielle ne constituent pas un service de conseil en investissement et ne se substituent pas à l’accompagnement d’un professionnel agréé.