Label ISR : bilan 2022 des pratiques de labellisation ISR des fonds immobiliers

Alors que les sujets climatiques occupent de plus en plus les esprits, les labellisations ISR se multiplient. Mais quel bilan dresser au bout d’un an d’application ?

15 mois après la déclinaison du Label ISR dans une version immobilière, l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID), en partenariat avec l’ASPIM et Novethic, a publié son « Observatoire 2022 des pratiques de labellisation ISR des fonds immobiliers ». À cette occasion, le 24 mars dernier ATLAND Voisin a participé à la table ronde réunissant plus de 250 professionnels de l’immobilier et de l’épargne.

Si vous l’aviez ratée, nous vous proposons un petit récap des informations importantes selon nous !

L’immobilier s’engage pour des investissements plus responsables

Au 31/12/2021, 54 fonds immobiliers dont 20 SCPI étaient engagés dans une démarche ISR, représentant en tout 33 milliards d’euros d’encours sous gestion. Cet engouement pour le Label ISR traduit un besoin grandissant qui n’est pas près de s’arrêter.

Alors que le 6ème rapport du GIEC sur le climat alerte sur des conséquences climatiques de grande ampleur si nous n’en faisons pas plus dans les prochaines années, l’immobilier a un rôle clé à jouer.

Pour lutter contre l’artificialisation des sols, favoriser la biodiversité, économiser l’énergie, réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous sommes convaincus que l’enjeu réside dans l’amélioration du parc immobilier existant. « Lorsque l’on sait que l’enjeu de la transition écologique réside principalement dans l’amélioration du parc existant, c’est donc une dynamique vertueuse ! », révèle l’étude. Un postulat largement partagé par les acteurs immobiliers, puisque l’étude révèle que 98% de la capitalisation concerne une stratégie dite best-in-progress (c’est-à-dire, qui vise à améliorer l’existant).

Un travail de fond qui doit être porté par tous

Vous le saviez sûrement, mais en mai 2021, nous avons labellisé notre SCPI Epargne Pierre afin de matérialiser un travail de fond entrepris depuis de nombreuses années. Ce travail vise à réduire l’impact de l’immobilier sur le réchauffement climatique ; il a été insufflé par notre président Jean-Christophe ANTOINE et porté par l’ensemble de nos collaborateurs.

Car intégrer des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance au sein d’une société n’est pas une mince affaire et nécessite de fédérer les équipes. Il s’agit, je pense, du cœur de l’action : le Label ISR permet certes de structurer les critères ESG mais un effort d’intégration est requis. Sans l’adhésion des équipes, il serait impossible de mener à bien ce projet. Et c’est d’ailleurs pour cela que des formations sont régulièrement organisées dans le cadre de l’application du label permettant aux collaborateurs de saisir les réels enjeux et d’œuvrer dans un but commun.

Un référentiel sujet à un manque de comparabilité

Par le biais du label ISR, les sociétés de gestion mettent en place un cadre et engagent des actions précises sur la façon dont les enjeux ESG sont appréhendés. Cela permet de mesurer la performance extra-financière d’un fonds. Ce cadre se traduit sous la forme d’une grille ESG composé d’un ensemble de critères qui sont eux-mêmes répartis en piliers E, S et G. La pondération des différents piliers dans la mesure de la performance est au bon vouloir de la société de gestion, tout en étant évidemment encadré par le référentiel du Label.

Si cette structuration des critères ESG permet au niveau de la société de gestion de se fixer des objectifs clairs et de les communiquer à l’ensemble des collaborateurs, il n’est cependant pas possible de comparer les notes ESG des différents fonds. Ces derniers se multiplient, et les investisseurs comme les épargnants sont pourtant demandeurs d’éléments de comparaison pour guider leurs décisions d’investissement. C’est un réel travail qu’il faut engager pour les années à venir !